• Evolution personnelle


    FREUD : « L’affranchissement de l’autorité parentale est une des réalisations psychiques les plus importants et les plus douloureuses. »


    Le jeune se désintéresse de lui-même ou au contraire il se porte un intérêt majeur (miroir, journal intime). Il peut se renfermer ou n’exister qu’à travers ses pairs. Mais toujours en quête de son identité. Son insertion dans la société, comment réagir face aux valeurs morales, sa capacité d’autonomie future, se situer par rapport au même sexe et à l’autre sexe le préoccupe sans cesse. Le jeune est en lutte pour acquérir une certaine maturité et se libérer de ses liens familiaux il ne s’agit pas de détruire les identifications parentales que l’on a construit tout au long de son enfance mais de les atténuer afin de s’ouvrir vers l’extérieur.


    1/ Combat pour quitter les liens familiaux
    C’est une période de choix qui demande un renoncement. L’adolescent a une demande d’autonomie, il veut et a besoin de se détacher de la cellule familiale, il ne cesse de la critiquer parfois, il peut même la détester, et en même temps il y a une persistance d’amour vers les parents, ce qui peut entrainer une relation qui peut être très conflictuelle ou très proche.
    Chez les parents deux logiques celles qui poussent à la reproduction, le désir que l’enfant soit la continuité de leur vie, logique d’imitation de répétition et la logique de la différenciation, les parents acceptent que leur enfant soit différent d’eux. Le jeune doit prendre le chemin qui lui convient et cela avec parfois des luttes, des conflits, des compromis pour acquérir plus d’autonomie.
    Avec les frères et sœurs il peut exister une grande complicité, de l’ignorance et parfois de la violence. Les relations évolueront en fonction de leur histoire commune.
    Avec les grand parents, position ambivalente, ils peuvent être conseillers, confidents mais gardent une image de personnes âgées.
    La demande de différenciation, de séparation symbolique avec sa famille du jeune ne se passe pas forcément par des conflits violents. De nombreuses recherches, dans différents contextes tendent à confirmer que « le modèle typique de relation entre les générations d’adolescents et d’adultes a plus d’harmonie que de différends, plus d’affection que d’aliénation et plus de dévouement que de rejet de la vie familiale » (Weiner, 1995, p. 16). Effectivement la conquête de l’autonomie ne passe pas forcement comme pouvait le soutenir certaines théories par le détachement, le rejet obligatoire et nécessaire de la cellule familiale. Mais ce phénomène entraine naturellement une nouvelle dynamique familiale et une nouvelle expression comportementale du lien qui se modifie. D’autant plus qu’il rencontre au collège, au lycée, aux activités extra-scolaires d’autres jeunes, d’autres adultes, avec des idéaux et des pratiques différentes. Cela permet aussi au jeune de s’inscrire de manière propre même si le milieu familial à une place très importante dans cette édification de l’identité et de ses pensées.
    « Dans cette perspective, le phénomène adolescent est alors interprété comme un équilibre progressif ou comme une adaptation graduelle de l’individu au milieu et à lui-même » (Moshman, 1990 ; Youniss, 1995).
    Les jeunes sont beaucoup plus inquiets de leur avenir que les générations précédentes. En effet ils côtoient forcement dans leur environnement proche au moins un demandeur d’emploi, ils ont conscience de la précarité de l’emploi, et de la réalité sociale et économique. Dès leur entrée à l’école, chacun d’eux doit répondre aux tests proposés par l’éducation nationale avec toute la pression du cadre scolaire et familial. Dès le collège ils doivent se projeter vers un milieu professionnel sans idée précise de celui-ci….
    De plus, la question de la violence chez le jeune est omniprésente, c’est au centre de beaucoup de débats, dans le milieu scolaire, en politique, dans les institutions. On stigmatise le jeune, on le voit délinquant, fainéant, sans valeur morale et se moquant de tout. Ce qui ne leur facilite pas la tâche car étant dans leur propre problématique à régler, surgissent des éléments extérieurs qui les malmènent, et peuvent perturber leur évolution.
    C’est donc pour se libérer de tous ces changements, de ce stress constant, et parce que le jeune ne supporte pas l’ennui, l’ennui de la vie quotidienne que chaque jeune cherche à occuper chaque moment de sa vie. Comme dit Barrès dans Le culte de moi, « Ils ont le délire d’animer toutes les minutes de leur vie ». Que ce soit chez soi, dans sa chambre, avec des activités extra scolaires, à la récréation entre les cours, en soirée ou en boîte de nuit, les jeunes ont envie d’évacuer cette tension en eux et afin de changer ce quotidien monotone, ils tentent de se divertir le plus possible.
    La jeunesse est une période où chacun(e) recherche un monde meilleur ou ils pourront s’épanouir, pour cela ils sont dans le désir de rompre avec des habitudes, des rituels de leur enfance. Mais cela ne se fait pas sans être influencé par ses pairs et de se ressembler mutuellement, ils accèdent aux mêmes valeurs et idées. On parle de socialisation horizontale, en effet les jeunes ont tendances à s’épanouir entre eux, ils forment une bande, un groupe. Chacun a un rôle vital pour l’autre, ces bandes permettent aux jeunes de se distancier de sa famille, et de créer sa propre famille
    Dans l’environnement extérieur des rencontres se font par le biais des clubs sportifs, culturels ce sont des personnes à ne pas négliger, c’est un tiers qu’il faut accepter, nouveaux copains copines on s’interroge sur la notion d’amitié, l’importance de l’autre. L’intérêt pour la musique, la mode, les réseaux sociaux, les performances sportives sont d’autant d’intérêt pour la jeunesse qui leur permet de s’exprimer, affirmer ses goûts personnels, sa sensibilité et surtout de se découvrir.


    2/ « On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans ». Rimbaud
    Les jeunes sont beaucoup plus inquiets de leur avenir que les générations précédentes. En effet ils côtoient forcement dans leur environnement proche au moins un demandeur d’emploi, ils ont conscience de la précarité de l’emploi, et de la réalité sociale et économique. Dès leur entrée à l’école, chacun d’eux doit répondre aux tests proposés par l’éducation nationale avec toute la pression du cadre scolaire et familial. Dès le collège ils doivent se projeter vers un milieu professionnel sans idée précise de celui-ci….
    De plus, la question de la violence chez le jeune est omniprésente, c’est au centre de beaucoup de débats, dans le milieu scolaire, en politique, dans les institutions. On stigmatise le jeune, on le voit délinquant, fainéant, sans valeur morale et se moquant de tout. Ce qui ne leur facilite pas la tâche car étant dans leur propre problématique à régler, surgissent des éléments extérieurs qui les malmènent, et peuvent perturber leur évolution.
    C’est donc pour se libérer de tous ces changements, de ce stress constant, et parce que le jeune ne supporte pas l’ennui, l’ennui de la vie quotidienne que chaque jeune cherche à occuper chaque moment de sa vie. Comme dit Barrès dans Le culte de moi, «
    Ils ont le délire d’animer toutes les minutes de leur vie ». Que ce soit chez soi, dans sa chambre, avec des activités extra scolaires, à la récréation entre les cours, en soirée ou en boîte de nuit, les jeunes ont envie d’évacuer cette tension en eux et afin de changer ce quotidien monotone, ils tentent de se divertir le plus possible.
    La jeunesse est une période où chacun(e) recherche un monde meilleur ou ils pourront s’épanouir, pour cela ils sont dans le désir de rompre avec des habitudes, des rituels de leur enfance. Mais cela ne se fait pas sans être influencé par ses pairs et de se ressembler mutuellement, ils accèdent aux mêmes valeurs et idées. On parle de socialisation horizontale, en effet les jeunes ont tendances à s’épanouir entre eux, ils forment une bande, un groupe. Chacun a un rôle vital pour l’autre, ces bandes permettent aux jeunes de se distancier de sa famille, et de créer sa propre famille
    Dans l’environnement extérieur des rencontres se font par le biais des clubs sportifs, culturels ce sont des personnes à ne pas négliger, c’est un tiers qu’il faut accepter, nouveaux copains copines on s’interroge sur la notion d’amitié, l’importance de l’autre. L’intérêt pour la musique, la mode, les réseaux sociaux, les performances sportives sont d’autant d’intérêt pour la jeunesse qui leur permet de s’exprimer, affirmer ses goûts personnels, sa sensibilité et surtout de se découvrir.