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Définition
Qu’est-ce l’adolescence ? Il existe une pluralité de discours ayant en commun l’idée d’une transition de l’état d’enfant à celui d’adulte.
La Définition de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’adolescence est « la période de croissance et de développement humain qui se situe entre l’enfance et l’âge adulte, entre les âges de 10 et 19 ans ».
Toujours selon l’OMS, l’apparition de la puberté marque le passage de l’enfance à l’adolescence.
Avant dans les sociétés traditionnelles, le terme d’adolescence n’existait pas ; l’enfant passait à l’âge adulte avec un rite de passage marqué par le corps. C’est d’ailleurs le cas dans certaines sociétés encore aujourd’hui.
Ce n’est qu’à la fin du XIX siècle, dans nos sociétés de type occidentales, que certains auteurs, hommes politiques, moralistes s’intéressent à la jeunesse et développent le concept d’adolescent. Jusqu’à cette époque, l’adolescent était loin d’être reconnu socialement comme une catégorie d’âge spécifique. Cela s’explique par une évolution de l’économie marchande, du lien social mais aussi de la loi, il fallait pouvoir donner un statut aux enfants aptes à travailler. La loi n’a cessé d’évoluer durant toutes ces années et a joué son rôle dans la rentrée du sujet dans ce terme d’adolescence. Aujourd’hui on s’inscrit au code de la route, puis le permis, il y a un âge de consentement sexuel, juridiquement on devient adulte à 18 ans.
Suivant la définition suivante de R.CAHN (1988) : « l’adolescence constitue ce temps ou la conjonction du biologique, du psychique et du social parachève l’évolution du petit homme ».
Il convient d’ajouter la notion de passage, passage complexe puisqu’il nécessite à la fois d’abandonner l’enfant qui est en soi et de (re)chercher l’adulte en soi. C’est une période de transition qui se caractérise par un rythme de croissance élevé et des changements psychologiques importants.
C’est une phase de tumulte, de contradiction, de dysharmonie entre les différentes lignes de développement (le corps n’est pas toujours en phase avec la maturité psychique). Chaque jeune avance à son rythme avec une maturité inégale.
Il y a un moment de hors sens, son enfance vole en éclat, le jeune doit élaborer des réponses selon ses interprétations du discours parentale et de la société où il vit.
La période pubertaire après la petite enfance est le deuxième processus d’individualisation.Aujourd’hui nombreux psychologues, psychiatres, sociologues ne parlent plus de période d’adolescence mais plutôt de période/d’époque pubertaire, formule qui correspond aux changements physiques et psychologiques du jeune et non plus à une classification créée par nos sociétés occidentales.
D’autre part ils parlent plutôt de passage, de processus que de crise. En effet le terme de crise n’est pas sans impliquer une connotation péjorative qui renforce l’idée selon laquelle l’adolescence est un âge ingrat à passer, forcement violent. Alors que ce qui est en jeu pendant cette époque, est bien le fait qu’il se retrouve seul et qu’il doit trouver ses propres réponses à ce qui lui arrive, il doit répondre de lui-même, ce qui n’est pas sans problème pour certains adolescents.
Il y a aussi le risque de prendre l’âge chronologique comme critère de développement, quand, comme tout l’indique, cet âge ne représente qu’un simple indicateur d’un tel processus (Chapman, 1980 ; Lourenço, 1994, 1997 ; Piaget, 1956).
La période pubertaire est le moment dans la vie où l’on tente de nouvelles expériences, tout afin d’atteindre son but ultime, se découvrir soi-même.
